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Se dirige-t-on vers une bulle immobilière après le coronavirus ?

Les prix de l'immobilier suivent une courbe ascendante depuis plusieurs années maintenant. Au point que certains vont jusqu'à parler d'une bulle sur le marché immobilier. Mais qu'en est-il exactement ? Qui et que faut-il croire et que nous apprend le marché immobilier ? C'est ce que vous lirez ici dans cet article.
 

Marché immobilier et coronavirus

La crise de COVID-19 a notamment mis en évidence que tout le monde attachait subitement beaucoup d'importance à un environnement sûr et spacieux. Avec le confinement, seule une petite promenade dans les environs immédiats et pendant un laps de temps limité était alors encore autorisée.
 
De quoi voir subitement les habitations (maisons ou appartements) avec jardin et/ou terrasse sous un tout autre jour. Gros intérêt également pour les logements situés à proximité d'espaces verts, comme un parc, un bois, des prairies, ... La pandémie a aussi fait ressortir un certain manque de logements de ce type.
 
Et la loi économique de l'offre et de la demande a alors joué à plein. Qui dit rareté, dit hausse des prix. Forte hausse même puisque les prix offerts ont souvent dépassé les prix demandés, avec des logements vendus au-dessus de leur valeur, ce qui est dingue quand on prend un peu de recul.
 

Prix moyen des logements sur le marché immobilier

Que coûte aujourd'hui un logement dans notre pays ? Pour cela, nous nous appuyons sur les statistiques de Statbel pour le premier trimestre 2021. Que nous apprennent ces chiffres ?
 
  • Que le prix médian en Belgique pour une maison de type fermé ou demi-fermé (2 ou 3 façades) s'élève à 225.000 euros. Pour une maison de type ouvert, c'est 330.000 euros.
  • La Wallonie est la région la moins chère avec un prix médian de 159.000 euros pour les maisons de type fermé ou demi-fermé, et de 261.000 euros pour les maisons de type ouvert.
  • Vient ensuite la Flandre avec 260.000 euros pour les maisons de type fermé ou demi-fermé et 365.000 euros pour les maisons de type ouvert.
  • La région de Bruxelles-Capitale est la plus chère pour tous les types de logements avec 430.000 euros pour les maisons fermées ou demi-fermées. Pour les maisons ouvertes, le prix médian était de 950.000 euros.
  • Le Brabant flamand et le Brabant wallon sont les provinces les plus chères. La province la moins chère en Flandre est le Limbourg, alors que la province la moins chère en Wallonie est le Hainaut.
 
Le prix médian est le prix qui se situe exactement au milieu des pris mesurés. Il existe donc en d'autres termes autant de maisons plus chères ou moins chères.
 

Marché immobilier et nombre de crédits hypothécaires

La hausse des prix sur le marché de l'immobilier a-t-elle une influence sur les achats et les ventes de logements ? Absolument pas ! Nous avons ainsi observé, chez Hypothèque.be, une hausse de la demande de crédits hypothécaires. Il y a donc toujours une forte demande pour l'immobilier et les candidats acheteurs ne sont pas effrayés par les hausses des prix. Emprunter la totalité du montant du bien plus les frais de notaire est par contre devenu moins évident, mais pas impossible.
 
Les jeunes qui ne possèdent pas encore suffisamment d'économies peuvent donc encore tout emprunter à condition de bénéficier d'un soutien familial. Des (grands-)parents qui font déjà une donation ou sont prêts à se porter caution. Dans ce dernier cas, cela reviendra pratiquement pour les parents à donner une maison en garantie.
 

Plus d'investisseurs sur le marché immobilier

Un autre phénomène observé est l'augmentation des demandes pour financer des immeubles de rapport, signe que les investisseurs sont plus actifs sur le marché immobilier. Autrement dit, de plus en plus de gens veulent acheter un bien pour le louer.
 
Comme acheter un bien immobilier est devenu moins évident et qu'il y a un manque de biens abordables, la logique veut qu'il y ait plus de locataires. Nous remarquons donc une hausse du loyer moyen en Flandre où un appartement se loue en moyenne 750 euros.
 
Cela suppose-t-il un déficit complet pour les jeunes sur le marché immobilier ? Absolument pas ! Les possibilités restent nombreuses.
 

Faut-il donc aujourd'hui être actif sur le marché immobilier ?

Que devez-vous faire ? Acheter ou louer ? Tout dépendra de votre situation personnelle. Quel est votre objectif ? Quels sont vos rêves, vos attentes et vos moyens financiers ?
 
 
Il s'agira ici de décisions importantes pour lesquelles vous aurez tout intérêt à vous faire accompagner par un spécialiste. N'hésitez donc pas à convenir d'un rendez-vous, sans engagement, avec un des spécialiste en crédits d'Hypothèque.be.
 

À quoi devez-vous faire attention sur le marché immobilier ?

En 2020, la Banque nationale de Belgique a voulu contrôler le marché immobilier et les prix des logements en imposant des limites aux organismes de prêt en ce qui concerne le montant maximal à emprunter en fonction de la quotité (rapport entre le montant du crédit et la valeur du bien). Concrètement, la Banque nationale de Belgique veut que les banques demandent un apport propre des emprunteurs pour un maximum de crédits hypothécaires. 
 
Mais… limiter le montant maximal à emprunter ne fera pas diminuer les prix sur le marché immobilier. Ce qui peut par contre réellement avoir un impact sur les prix de l'immobilier, c'est le taux d'intérêt. Plus les taux sont faibles, plus les prix de vente augmentent. Logique puisque le vendeur sait qu'il aura plus de candidats acquéreurs. Les gens peuvent en effet emprunter plus pour une même mensualité. À l'inverse, le prix de vente moyen diminuera en cas de hausse des taux. 
 

Marché immobilier : prévisions pour 2021 et après

Une chose est sûre, les taux sont historiquement bas. Vu la situation économique actuelle, la Banque centrale européenne (BCE) ne devrait pas relever radicalement les taux de sitôt. La BCE veut en effet tenir l'inflation sous contrôle et vise dans ce cadre une inflation (hausse des prix des biens et des services) aux alentours de 2 %.
 
Avec la crise du coronavirus, la BCE devrait donc dans les prochains temps être prudente et donner les stimuli nécessaires, et donc ne pas relever les taux. Mais cela finira bien un jour par arriver.
 
En ce qui concerne l'immobilier, les experts s'attendent encore à une hausse des prix de l'ordre de 5 % cette année. Pour les années à venir, une hausse moins importante de l'ordre de 1 % est attendue.
 
Informez-vous donc déjà sur les différentes possibilités. Vous ne ferez rien de mal. Et peut-être pourrez-vous déjà passer à l'action ! 
 
Autres sources sollicitées:
https://www.belfius.be/retail/fr/publications/actualite/2021-w33/rush-sur-immobilier/index.aspx
https://www.belfius.be/retail/fr/publications/actualite/2019-w43/des-taux-tres-negatifs-pour-tres-longtemps/index.aspx